# En grandissant... # Tout bien réfléchit, j'aimais bien le temps d'avant... Les années passent tellement vite...

Il est difficile de te voir souffrir et que tu dises : « C'est mon problème, laisse tomber. »
Parce que je ne peux probablement rien y faire, mais au moins ESSAYER ; ça ne coûte rien...



Il est difficile de dire : « je connaissais cette personne, AVANT. »
Oui, parce qu'AVANT, c'était un(e) ami(e). Maintenant, ce n'est plus RIEN, - voire pire...-




Au début, il était difficile aussi le coup du : « je te déteste, tu n'es plus rien pour moi. »
Depuis, j'ai compris que la seule raison pour laquelle tu prétends me HAÏR,
c'est parce qu'au fond de toi, tu m'
AIMES tellement que ça te dépasse...
=)
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# Posté le jeudi 19 novembre 2009 14:38

[ Correspondances. ] Début des lettres - Partie 1. {De Mademoiselle à Monsieur }

[ Correspondances. ]  Début des lettres - Partie 1. {De Mademoiselle à Monsieur }
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De Mademoiselle Angélique de Ravelinne.
A Monsieur Benjamin du Rosier.





______________________Mon cher, je me vois dans le besoin de vous écrire. Non pas que cela me soit d'une quelconque plaisance, mais plutôt que ces plusieurs mois m'ayant réduite au silence me poussent à vous redonner signe de vie malgré moi. J'ignore si comme moi vous prêtez attention aux nombres de jours qui nous relient et, si ce n'est pas le cas, je suis dans la grande satisfaction de vous rappeler que nous parcourons notre troisième année de rencontre. Vous rendez-vous compte ? Cela fait maintenant trois années entières que nos deux âmes se sont adressées les premiers mots et non seulement ceux-ci, mais également trois longues et rudes années que mon coeur chavire à la simple pensée de votre Etre. Trois années dont la plupart des jours se comptent en haine et en paroles austères. - Loin de moi l'intention de vous blâmer ! - Vous n'êtes pas plus coupable que moi, si ce n'est moins. De plus, je n'écris pas pour me lamenter, ni pour faire retomber sur vous mon humeur.
________Comme chaque jour, je vous vois dans mes vaines rêveries. A chaque instant où mon esprit s'égare, c'est vers vous qu'il se tourne et vers nul autre. Je suis confuse d'avoir à admettre que je comprends ce que signifie l'expression « penser à travers quelqu'un », car je ne pense sincèrement qu'à travers vous. Et cruel que vous êtes, j'ai l'attristante certitude que vous avez oublié jusqu'à mon existence. Oh, je sais à quel point je suis audacieuse de vous adresser à nouveau la parole en ces termes. Mais si vous aviez ne serait-ce qu'un coeur, les convenances n'auraient plus aucune importance pour vous, comme elles n'en ont plus pour moi en cet instant. Mais je sais qu'inhumain vous êtes pour n'accorder ni votre pardon à une jeune femme qui s'égare, ni la chance de la rendre heureuse à vos côtés.
________Voyez comme je vois grand. Encore une fois j'imagine les belles choses comme celle d'être Votre. Si j'en avais seulement un instant l'opportunité, je jurerais vous appartenir et « pour toujours » serait une formule bien maigre, car mes intentions seraient plutôt d'être à vous jusqu'à la fin des temps. Pour vous, je dirais n'importe quoi, j'irais n'importe où et plus rien n'aurait d'importance pour moi que votre sourire et le bonheur dans vos yeux ; pour cela j'excellerais dans mon rôle. Obéissant au moindre de vos désirs, je vous laisserais gouverner ma vie, qui serait votre vie, puisque je vous l'octroierais sans résistance.
________Pesez chacun de mes mots. Qu'ils soient pour vous ma confidence et ma promesse. Pour tous les jours à me hanter, toutes les nuits à tourmenter mes sommeils, pour toutes les fois où je vous ai maudit et vous maudirais encore si vous ne me revenez pas... Sachez que vous tenez votre pire ennemie si vous la cherchiez. A vos égards, je le suis déjà. Mais aux miens vous ne l'êtes pas encore. J'ai le cran de vous laisser le temps de réflexion. Je ferais de votre vie un enfer si vous me refuser la chance de vivre. Oui, car c'est ce que vous représentez en deux mots à mes yeux : ma vie. Toutes ces paroles me semblent tellement faibles. Je n'ai jamais pu me vanter de posséder l'extrême qualité de savoir extérioriser mes sentiments. Rien que cette idée me paraît ridicule, bien qu'importante, - et surtout bien ardue -.
________Vous admettrez probablement peu d'attachement à mes déclarations, mais je me tuerai à vous les dire jusqu'à ce que vous m'arrêtiez avec violence, sans quoi je penserais que vous n'en seriez point las. C'est de ces mots simples et profonds que le coeur de ma lettre repose : vous me manquez ; j'ai besoin de vous. Vous n'imaginez pas à quel point l'embarra m'étreint à présent. J'ignore même pourquoi j'ai pris cette initiative saugrenue d'oser vous rapporter une nouvelle fois des mots dont vous n'avez que faire. Mais pour l'heure, je tiens simplement à vous rappeler que je suis éprise de vous à un tel point qu'il m'est impossible de le nier. Tout me semble être comme au premier jour, si ce n'est qu'à ma passion s'est mêlé une sensation de rancoeur face à l'injustice dont vous faites preuve pour moi ; alors qu'ayant moi-même de bonnes raisons de vous haïr, je vous considère si bien.
________Laissez-moi encore une fois le loisir de vous le dire en face. Ma Raison ne m'écoute même plus. Je sais pertinemment ce que je veux : jetez-moi impitoyablement ou soyez clément et permettez que je remédie à mes actes passés, sans me condamner. Nous avons eu l'occasion de discuter de nos mauvaises aventures cet été ; vous savez tout. Soyez, je vous en prie, celui que j'ai toujours connu et celui qui acceptera de m'accorder sa faveur. Je ne vous demande pas de me concéder vos soins passionnés, car c'est à moi que revient la charge de me faire chérir. Simplement, prêtez-moi votre confiance et cédez-moi votre amitié véritable, que je puisse pleinement vous prouver ma bonne foi et ma volonté de vous regagner. Car il me faut bien admettre qu'il n'y a qu'auprès de vous que je me sens satisfaite et que j'ai seulement une raison d'être Humaine. Je ferai des erreurs, inutile de prétendre le contraire, car je vous décevrais davantage que si je vous promettais le ciel. Mais je vous promets de faire de mon mieux, d'être douce et délicate, simple et sincère, vouée et considérée. Sachez qu'il n'y a aucun voeu que je souhaite plus qu'être votre fierté et votre source de ferveur. Au plaisir d'avoir un jour la possibilité de mentionner la formule « bien à vous » comme j'aimerais le faire à la fin de cette lettre ; j'ai l'honneur d'être etc.


A Paris, ce 18 novembre 2009.
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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 10:47

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 12:25

[ Correspondances. ] Début des lettres - Partie 2. {De Monsieur à Mademoiselle }

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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 11:55

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 12:23

[ Correspondances. ] Début des lettres - Partie 3. {De Mademoiselle à Monsieur }

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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 12:06